L’évolution constante des prix de l’immobilier neuf rend quasi nécessaire le recours à un crédit immobilier. Mais si ce crédit peut être précieux dans la concrétisation des projets immobiliers, il n’est pas rare qu’il soit refusé par les institutions bancaires. De multiples raisons peuvent être évoquées à cet effet : revenus insuffisants, apports personnels insuffisants ou passif de dettes.
Dans un cas ou dans l’autre, le refus d’un crédit hypothèque la perspective d’acquérir un bien immobilier neuf. Voici quelques astuces utiles pour éviter ces déconvenues et augmenter les chances des nouveaux propriétaires d’obtenir le crédit qui leur correspond.
Dans le cadre d’un crédit immobilier classique, un organisme financier avance une somme d’argent que l’emprunteur rembourse avec des intérêts sur une durée déterminée. En moyenne, l’obtention d’un tel crédit s’étend sur environ 3 mois.
Toutefois, les délais peuvent être raccourcis lorsque l’emprunteur présente un dossier de crédit complet. Pour obtenir un prêt sans aucun refus, l’emprunteur doit fournir un dossier qui comporte :
La constitution d’un dossier de complet permet à l’organisme d’obtenir toutes les clés d’analyse pour évaluer le profil de l’emprunteur et pour déterminer la faisabilité du crédit.
Pour accorder un crédit immobilier, les organismes spécialisés épluchent les finances de leurs clients. Cette analyse minutieuse renseigne sur les revenus et les charges financières mensuels de l’emprunteur afin de déterminer son taux d’endettement.
Le taux d’endettement est le pourcentage de revenus qu’un ménage consacre à ses charges fixes. En France, le Haut Conseil de Stabilité Financière fixe la limite d’endettement à 35 % des revenus. À ce titre, les organismes financiers refusent les dossiers de crédit qui présentent un taux d’endettement supérieur à ce seuil.
Dans le but d’anticiper ce refus et pour trouver un crédit, les emprunteurs doivent réduire leur niveau d’endettement. Cela passe entre autres par le remboursement des crédits (automobile, consommation, etc.) en cours ou l’augmentation des revenus.
L’octroi d’un crédit immobilier présente des risques non négligeables pour les deux parties. Pour se rassurer et garantir la solvabilité de l’emprunteur, les organismes financiers privilégient les dossiers qui présentent un bon état financier.
En dehors du taux d’endettement, les dossiers de crédit doivent présenter des habitudes financières saines. Les incidents de paiement, les crédits non attribués, les retards de remboursement de mensualités, les investissements à risque ou les dépenses hasardeuses sont autant d’éléments qui motivent un refus.
Par conséquent, les personnes désireuses de contracter un crédit immobilier doivent assainir leur finance. Idéalement, les comptes bancaires doivent être parfaitement lisibles deux ou trois ans avant la constitution du dossier de crédit.
Pour un crédit immobilier, la législation française ne fait pas obligation pour l’emprunteur d’avoir un apport personnel. Cependant, cet apport est généralement exigé par les organismes financiers. Le plus souvent, il sert à financer les frais de l’emprunt et s’évalue à 10 % du montant du crédit.
Les emprunteurs désireux d’éviter un refus doivent impérativement disposer d’un apport personnel. Il peut provenir d’une épargne (CEL, PEC, etc.), des aides au logement ou de la vente d’un bien. De plus, la valeur de l’apport financier joue un rôle décisif dans les négociations de crédit. Elle permet de bénéficier d’un taux d’intérêt moins élevé et d’obtenir de meilleures conditions de remboursement.
Chaque année, les organismes financiers reçoivent des centaines de dossiers de crédit immobilier. Parce qu’il n’est pas possible d’accorder des crédits à tous, la décision se fait généralement sur la solvabilité de l’emprunteur, sur l’apport personnel consenti et la valeur du projet immobilier.
Afin d’augmenter les chances d’obtenir un crédit, l’emprunteur doit valoriser son projet immobilier. Cette valorisation passe notamment par le choix d’un bien immobilier parfaitement situé et par la négociation d’un bon prix d’acquisition. Bien souvent, les organismes financiers interrogent le marché pour évaluer la solidité du projet.